L’abécédaire des genres, des sexualités et du jargon féministe

Lorsque l’on se plonge dans les lectures et médias qui traitent des questions de genre et de sexualités, on se retrouve assez rapidement à traverser une jungle de termes sauvages et incongrus tels que cis-genre, non binarité, polyamour et à vite se décourager. Ce n’est pas parce qu’on nie certaines réalités sociale qu’elle n’existent pas et qu’elles ne méritent pas d’être nommées. C’est pourquoi il existe beaucoup de termes pas forcément familiers mais utiles pour analyser les questions de genre et sexualités de manière constructive. Comme le vocabulaire est très spécifique et ne cesse d’évoluer, on s’est dit qu’un abécédaire serait un outil indispensable !

Dans cet abécédaire tu trouvera donc :
– des définitions de genres
– des définitions de grands concepts aussi pour pouvoir connaître ceux du patriarcat sur le bout des doigts pour tes oraux
– mais aussi des petites explications sur les corps, les contraceptions  les maladies…
– des références pour aller plus loin si le sujet t’intéresse (ou pour argumenter tes idées face aux relous)

En espérant que ce petit abécédaire t’aide dans tes recherches et questionnements,

L’équipe de Sexprimons-nous

 

-A-

Allié-e-s : Un.e allié.e, par definition, s’identifie à une cause et veut aider en participant à la lutte sans être directement concerné.e. Par exemple, un homme en fauteuil roulant athée qui soutient la cause des femmes musulmanes est un allié car bien qu’il s’implique dans la lutte il n’est pas lui-même ni femme ni musulman. Par contre, cet homme est le principal concerné dans la lutte contre le validisme car il a été discriminé à l’embauche à cause de son handicap. Là, c’est la femme musulmane qui peut être son alliée dans cette lutte. Vous l’aurez compris, selon le type d’oppression subit, on est toustes les allié.e.s de quelqu’un ! L’enjeu principal pour l’allié est de rester à sa place et de ne pas prendre tout l’espace des concerné.e.s dans leur propre combat puisque le combat a pour but de redonner la parole aux concerné.e.s ! On dira un homme allié du féminisme et pas un homme féministe. Par exemple, un porte parole homme d’un mouvement de libération des femmes est un allié qui se fait plus entendre que les concerné.e.s et c’est pas cool. Mais alors comment être un bon allié ? On vous conseille cet excellent article du Lallab « 11 conseils pour être un.e bon.ne allié.e » : http://www.lallab.org/11-conseils-pour-etre-un-e-bon-ne-allie-e/

Anneau vaginal : Moyen de contraception intra-vaginal hormonal qui s’insère dans le vagin pendant trois semaines puis se retire une semaine durant laquelle se déclenche les règles. Non remboursé par la sécurité sociale et délivré sur ordonnance, il peut constituer une bonne alternative à la pilule.

Arrangement des genres : Développé par le sociologue Eric Macé, se défini comme « la manière dont chaque société, passée ou présente, associe et donne un sens légitime aux questions de sexe, de sexualité et d’identification de genre, et les articule avec les nécessités de l’organisation du travail, de la famille, de l’exercice du pouvoir religieux ou politique ».

Asexuel-le-s : Orientation sexuelle des personnes qui ne ressentent pas de désir sexuel pour d’autres personnes et qui sont représenté-e-s  dans le A de LGBTQIA+. La journée de l’asexualité est le 26 avril et a pour but de visibiliser cette orientation qui concerne 1% de la population mondiale (étude de 2004).

-B-

Binarité : C’est le fait de réduire le spectre du genre aux seuls genres féminin et masculin [voir l’entrée GENRE de l’abécédaire]

Bisexuel-le/bisexualité : Préférence amoureuse et/ou sexuelle à la fois pour une personne qui s’identifie à un genre différent du sien et pour les personnes ayant un genre identique au notre.

Bystander effect : L’effet du témoin (appelé aussi « effet spectateur », est un phénomène psycho-social des situations d’urgence dans lesquelles le comportement d’aide d’un sujet est inhibé par la simple présence d’autres personnes sur les lieux. En gros, tout le monde pense « il y a tellement de monde ça va quelqu’un va bien faire quelque chose, non ? »… mais du coup personne n’agit. C’est un phénomène particulièrement observé lors des situations de harcèlement ou agressions sexuelles en public et qui conduit à la non assistance à personne en danger. Lutter contre cet effet en responsabilisant des témoins est un enjeu publique, d’où de nombreuses initiatives. Parmi les dernières en date, on cite la campagne nationale de prévention contre le harcèlement dans les transports « Stop ça suffit ! Face au harcèlement, n’attendons pas pour réagir ». Il y a aussi l’excellent court-metrage « Je suis à l’heure » où un harcèlement sexuel dans un RER s’aggrave à cause de l’inaction des nombreux témoins du wagon… qui n’ont justement pas réagit à temps. Enfin, on recommande les planches du Projet Crocodile qui donnent des conseils aux témoins pour aider les victimes !

Vidéo « Je suis à l’heure » : https://www.tuxboard.com/je-suis-a-l-heure-court-metrage/

Exemple de « l’effet spectateur » dans la vraie vie, non réaction des usagers d’un metro à Barcelone : http://www.dailymotion.com/video/x3d4w7

Explication du phénomène dans un podcast de Psynect avec rappel des expériences scientifiques sur le sujet : https://www.youtube.com/watch?v=iTJFAizF7jE

D’où l’utilité de ces planches du projet Crocodile : http://www.madmoizelle.com/reagir-temoins-projet-crocodile-255842

Campagne nationale de sensibilisation contre le harcèlement dans les transports :

-C-

Cis/Cisgenre : Se dit d’une personne qui se reconnaît pleinement dans le genre assigné à sa naissance. Si vous êtes nés avec des organes génitaux masculins et que vous vous reconnaissez dans le genre associé, alors vous êtes cis. C’est une source de privilèges par rapport aux autres identités de genres minoritaires ou perçues comme anormales.

Cissexisme : C’est une discrimination particulière qui prend appui sur une hiérarchie entre les personnes cisgenre et transgenre. Par exemple associer le fait d’être femme avec la possession d’un vagin et nier les autres discours sur le sujet est du cissexisme.

Clitoris : Petit organe dédié au plaisir féminin et longtemps ignoré par la science, il se situe au dessus de l’urètre. Longtemps vu comme un petit bout de chaire, il constitue en fait la partie émergente d’un organe beaucoup plus gros et interne et possède même un petit gland à l’extrémité. A noter que pour la rentrée 2017-2018 selon le Huffington post, seulement un manuel scolaire de SVT à proposé un schéma complet de l’appareil génital féminin.

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Clitoris en rose foncé

 Concerné-e-s : Les personnes directement concernées par un combat contre une oppression car ils font eux-même l’objet de cette oppression. Une femme pour le féminisme, une personne non blanche pour la lutte contre le racisme en Occident, une personne handicapée pour la lutte contre le validisme, etc…

Consentement : le fait de consentir, c’est-à-dire d’être d’accord. Bref, dire OUI. Lors d’une relation de drague ou sexuelle, le consentement doit être confirmé dans la durée. Si l’arrêt du consentement ne s’accompagne pas de la fin de la relation, il s’agit d’une situation de harcèlement, agression ou viol.

L’Espace Santé Etudiant est à l’origine d’une campagne plébiscitée sur le consentement diffusée sur le campus bordelais : http://simonae.fr/inspiratheque/relations-sexuelles-consentement-viol-agression-universite/

Et une vidéo qui résume bien le principe du consentement (avec des tasses de thé !) : https://www.youtube.com/watch?v=5davRVQB0Lk

Cup/coupe menstruelle : Désigne un type de protection hygiénique écologique et présenté comme moins nocif pour la flore vaginale. Elle consiste en une petite coupe en plastique souple que l’on s’insère dans le vagin durant les règles pour en récolter le sang.

Culture du viol : Système organisant le déni, la mise en cause des victimes de viols et qui minimise les actes de violences sexuelles qui se produisent dans la société, à travers les médias, la culture, la justice qui perpétuent la banalisation du viol.
Un exemple assez répandu dans les médias est celui qu’un non de la part d’une femme, signifie oui si la personne qui souhaite en obtenir les faveurs insiste à outrance. L’idée étant que si la femme dit non c’est parce-que le/la partenaire n’a pas convaincue et qu’il faut persister donc nier le refus, donc nier le consentement et donc commettre un viol (Dans Rocky par exemple , lorsque le boxeur insiste à la fin de leur rendez-vous pour qu’Adrienne reste chez lui, il la plaque contre la porte pour l’embrasser alors que celle-ci voulait partir : le film romance la scène et la personnage finit par céder, et toute la subtilité réside là dedans : elle cède à une pression). Cela produit plusieurs effets, d’abord les victimes ont du mal à appeler ce qu’iels ont vécu un viol puisque la représentation que l’on s’en fait ne coïncide pas avec ce que l’on a pu vivre (« voyons, un violeur ressemble plus à un vieux glauque encapuchonné derrière une gare déserte en pleine nuit qu’à Rambo ! »). Il y a donc moins de dénonciations de la part des victimes et surtout moins de considération de la part des institutions qui s’imaginent la même chose et ont tendance à excuser le/la personne accusé-e de viol en fonction du comportement de la victime « comment était-elle habillée ? – était-elle saoule ? A t-elle exprimé concrètement un refus ? ». De plus, le violeur est souvent un proche de la victime ce qui complexifie la chose.
NB: Même si les femmes sont majoritairement victimes de la culture du viol et de ses conséquences, les hommes subissent aussi des viols de la part d’autres hommes et de femmes* (voir VIOL dans cet abécédaire) .

Sur ce sujet on vous conseille cet article pour les chiffres : https://simonae.fr/militantisme/feminismes/les-bases/expliquez-culture-du-viol/
Et la super série Sweet Vicious : http://biiinge.konbini.com/series/sweet-vicious-kick-culture-viol/

-D-

DIU (Dispositif intra utérin) : Le gros mot qui désigne le stérilet, un moyen de contraception interne comme son nom l’indique et dont l’effet contraceptif est continu. Il en existe deux sortes, l’un contenant des hormones, on parle d’un dispositif hormonal ou un au cuivre. Totalement remboursé par la sécurité sociale, une fois posé il peut être conservé 5 ans. Contrairement aux légendes vous pouvez vous en faire poser un peu importe votre âge, vous devez simplement en parler avec un.e gynécologue.

Dominants, dominés et rapport de domination : Un rapport de domination implique des personnes discriminées et celles qui tirent profit de l’existence de cette domination grâce à l’existence d’un système social les favorisant comme le racisme, le sexisme, l’homophobie, etc. Le propre des dominants (le groupe social tirant parti d’un rapport de domination), c’est de se définir et être définis comme représentants légitimes de l’humanité, c’est-à-dire comme étant la norme. « Les autres », c’est à dire les dominés, diffèrent donc de cette norme. « Les uns » n’ont pas besoin d’être définis, ni même nommés, car toute la population reconnaît automatiquement leur domination sociale comme « normale ». Nommer le groupe des dominants, et donner un nom aux dominés pour les visibiliser est un acte essentiel de la reconnaissance de la domination.

-E-

Endométriose : Maladie chronique qui se caractérise par une migration de l’endomètre de l’utérus vers d’autres parties génitales et ayant pour conséquence une obstruction au bon déroulement des cycles menstruels, une stérilité ou encore la mort si la maladie n’est pas prise en charge rapidement. Toutes les femmes réglées peuvent développer une endométriose et il est encore difficile aujourd’hui d’en déterminer les causes exactes. Si vous avez des questions sur cette maladie, parlez en à votre gynécologue.

Exotisation (des corps) : Conversion de quelque chose non-occidental, un corps par exemple, dans une forme plus exotique et condescendante et l’essentialiser à cette forme. C’est un point de vue, une série de clichés hérités du racisme des périodes coloniales et encore présent aujourd’hui en Occident car socialement accepté et transmis, consciemment ou inconsciemment. En des termes plus scientifiques, l’exotisation est un processus de construction géographique de l’altérité propre à l’Occident colonial ethnocentré, qui montre une fascination condescendante pour certains « ailleurs » déterminés essentiellement par l’histoire de la colonisation. C’est l’idée qu’une personne, en raison de son apparence ou ses origines culturelles, n’incarne rien d’autre que « le charme exotique », le primitif, le sauvage, ou encore l’étrange. Par exemple, stigmatiser la « Beurette » et son charme oriental ou la Noire comme étant une panthère au lit en pensant à Joséphine Baker et sa ceinture de bananes,… c’est exotiser leurs corps.

D’après l’article « Qu’est-ce que l’exotisme ? », Jean-François Staszak, Le Globe. Revue genevoise de géographie, Année 2008, Volume 148, Numéro 1 pp. 7-30. Disponible sur Persée : http://www.persee.fr/doc/globe_0398-3412_2008_num_148_1_1537

Expression de genre : à ne pas confondre avec l’identité de genre, l’expression de genre concerne les éléments extérieurs visibles; d’apparat, que revêt une personne et qui sont imputables à un genre identifiable. Par exemple si je porte des vêtements qui correspondent à un genre féminin, mon expression de genre est féminine mais mon identité de genre peut être différente.

-F-

Féminicide : Meurtre d’une femme pour le seul fait d’en être une.

-G-

Gay : Le terme anglais pour désigner les hommes homosexuels.

Gender mainstreaming : Mission que s’est donné l’union Européenne et qui vise à intégrer, dans chaque étape d’une politique publique, la question de l’égalité femmes hommes. Le but étant de traiter l’inégalité a chaque moment où elle peut se perpétrer légalement.

Gender queer : Identités de genre qui se situent en dehors du –et en réaction au– binarisme homme/femme hétérosexuel et aux stéréotypes de genre ou personnes qui cumulent plusieurs identités de genres. Terme qui regroupe toutes les identités de genre volontairement dissidentes en relation ou non avec une volatilité en matière d’orientation sexuelle. Par exemple les genderqueer peuvent s’identifier comme transgenres. Bonus : un article qui aurait pu être mieux écrit mais donne un aperçu des « 50 nuances de genre » en fin de texte : http://www.slate.fr/culture/83605/52-genre-facebook-definition

Dont Gender fluid : Avoir une identité de genre fluide ou plurielle et qui transgresse la frontière entre masculin et féminin.

Dont Gender fuck : Une personne qui défie consciemment l’arbitraire construit du genre social. C’est basé sur la croyance/l’idée que ou le genre n’existe pas ou celle qu’il y a de multiples genres (au-delà de mâle et femelle) en incluant, mais ne se limitant pas, aux transgenres. Pour la philosophe américaine Judith Butler, le genre est performatif. Nous construisons, consolidons et mettons en scène tous les jours nos identités de genre. Etre gender fuck est refuser la binarité des genres et vivre dans la « zone grise » entre les identités masculines et féminines

Genre.s (les) : Le genre est le récit que l’on attribue à l’anatomie. Il ne faut pas le confondre avec le sexe biologique : Le genre est la performance sociale associée à un sexe biologique. En gros, si tu naît mâle, on va t’apprendre à agir comme un homme à toutes les étapes de ta vie : en te faisant porter des pantalons, en t’incitant à aimer des modèles de virilité comme Sylvester Stallone ou Schwarzy, etc… Tu te construis socialement comme un homme social. Ces préférences ne sont pas associées à des paramètres biologiques comme ton taux de testostérone, mais bien à des goûts qui ont été acquis au cours de la vie. Cet ensemble de caractéristiques sociales, ancrées en nous dès le plus jeune âge, c’est ce qu’on appelle le genre. Mais ces identités de genre varient bien entendu selon les sociétés et les époques. De la même manière que l’être humain est un être historique, les faits naturels prennent leur signification en situation, c’est-à-dire dans des contextes historiques, sociaux et économiques. Simone de Beauvoir ne conçoit donc pas la nature comme un donné immuable, mais comme une réalité dont la valeur est différente selon la façon dont les cultures l’appréhendent. D’où sa célèbre phrase : « On ne naît pas femme, on le devient » ! C’est-à-dire qu’on naît biologiquement femelle mais c’est socialement qu’on apprend à se comporter comme le modèle de la femme inhérent au lieu et à l’époque où l’on vit.

Pour la philosophe américaine Judith Butler, le genre est même performatif. Nous agissons tous les jours dans nos maniérismes, nos paroles et nos pensées de genre comme nous jouerions un rôle. En plus de nous mettre en scène nous construisons et consolidons activement des IDENTITES DE GENRE associées ou non à un sexe biologique. Ainsi, je peux performer le rôle masculin bien que je sois anatomiquement femme ou me reconnaître d’aucun genre car je ne me retrouve dans aucun rôle. Si le genre est un rôle social construit, on peut dès lors considérer qu’il y a bien plus que le genre/rôle pasculin et le genre/rôle féminin : le genre n’est pas binaire mais c’est un spectre avec des possibilités entre le typiquement masculin et le typiquement féminin.

L’étude des genres se fait académiquement grâce aux GENDER STUDIES. Cette expression anglophone peut se traduire pas LES théories du genre comme il n’existe pas de traduction française plus pertinente.

Bonus : un article qui aurait pu être mieux écrit mais qui donne un aperçu des « 50 nuances de genre » en fin de texte : http://www.slate.fr/culture/83605/52-genre-facebook-definition

Grossophobie: Terme qui désigne une discrimination qui vise les personnes en surpoids continuellement et de manière ordinaire. On peut inclure la façon dont les personnes en surpoids sont représenté-e-s dans les médias, le jugement sur leur mode de vie, les regards insistants, les dictats de la mode etc…

-H-

Harcèlement de rue : Situation de harcèlement sexuel vécue par les femmes dans l’espace publique régulièrement. De nombreu.x.ses auteur.e.s se sont penchés sur la question comme c’est le cas de Carol Brook Gardner dans son ouvrage Passing By: gender and street harrasment ou encore le travail de Marylène Lieber. Elles parlent d’une forme de ritualisation de la subordination et du sexisme comme rappel à l’ordre concernant les femmes dont le harcèlement et les attouchements participent à encadrer l’expérience féminine de l’espace publique, déterminant quels espaces sont fréquentables, ne le sont pas, et à quelles heures. On parle alors d’un droit à la ville différencié en fonction du genre* ( voir ville ).

Stop harcèlement de rue Bordeaux à fait un petit guide très intuitif sur le sujet qu’on vous laisse apprécier en lienhttp://fr.calameo.com/books/00518666531329365ed65

Hétéro-normativité : Introduit par Michael Warner en 1991 dans son livre la théorie queer, ce terme désigne une croyance fondée sur une division binaire et complémentaire des genres féminin et masculin dont la sexualité ne s’exprimerait que par l’hétérosexualité. Autrement dit , c’est s’imaginer que l’hétérosexualité est la norme de toutes les sociétés et la façon naturelle de vivre sa sexualité. Le sous discours étant que les autres orientations sexuelles existantes sont des déviances.

-I- 

Identité de genre : [cf entrée GENRE de l’abécédaire]

Inclusif (un féminisme) : Un féminisme inclusif évite l’utilisation de certaines expressions ou attitudes qui pourraient être considérés comme excluant des groupes particuliers de personnes, il est destiné à inclure tout le monde dans le mouvement.

Intersectionnalité : Concept très utilisé en sociologie ces dernières années, il à été proposé par la chercheuse Kimberlé Crenshaw en 1989 lorsqu’elle travaillait sur l’emploi des femmes noires aux Etats-unis.  A l’origine, le concept se concentre sur la triple oppression dont les femmes noires sont victimes, de part leur couleur de peau, leur classe sociale et leur genre. L’idée est de voir ces oppressions comme le résultat d’une interrelation entre les différentes oppressions socialement et historiquement reliées, qui peut additionner les difficultés pour les personnes concernées…

-J-

Journée internationale de lutte pour les droits des femmes : Établie le 8 mars, elle a été proposée par la journaliste socialiste allemande Clara Zetkin en 1910. Initiative révolutionnaire, elle s’est d’abord développé en Europe de l’est avant d’être reconnue par les nations unies en 1977.

-K-

Kimberlé Williams Crenshaw est une féministe majeure de la Critical Race Theory et professeure à la UCLA School of Law et la Columbia Law School spécialisée dans les questions de race et de genre ainsi qu’en loi constitutionnelle. Elle est particulièrement connue pour avoir développé le concept d’intersectionnalité en 1989.

Son TEDex désormais famous : https://www.ted.com/talks/kimberle_crenshaw_the_urgency_of_intersectionality?language=fr

-L-

Lesbienne : Une lesbienne est une femme homosexuelle, qui éprouve des sentiments amoureux ou de l’attirance pour des femmes. Ce n’est que récemment, depuis le XIXème siècle que le mot fait référence à l’homosexualité féminine. Il désigne originairement un habitant de l’île grecque Lesbos que l’on appelle Lesbiens. Sapphô, son habitante la plus célèbre, est une poétesse vivant aux alentours de 600 avant Jésus-Christ. Ses poèmes sont des odes à l’Amour sous toutes ses formes où elle exprime de fortes émotions, notamment orientées vers les autres femmes. Au XIe siècle, ses œuvres furent brûlées sur ordre des autorités ecclésiastiques… Néanmoins pour les curieux.ses il est toujours possible de les lire en fouinant un peu !

-M-

Male tears : Face aux dénonciation des discrimination envers les femmes et minorités de genre, le premier réflexe de certains hommes est rétorquer que la vie est difficile pour eux aussi. Cette tentative de recentrer le débat sur leur personne, et de masquer un combat légitime, a été ironiquement nommé « male tears » par des anglosaxonnes. Ces plaintes et récriminations, sont associés aux pleurs d’un bébé capricieux qui désire rester le centre de l’attention coûte que coûte. Le phénomène est à rapprocher de celui du #Not all men [également dans l’abécédaire]

Man-interrupting ou manterrupting : Désigne le comportement sexiste qui consiste, pour les hommes, à couper la parole des femmes au cours de discussions ou de débats, en raison du genre de leurs interlocutrices qui influence la perception de leur légitimité à s’exprimer par rapport aux hommes présents.

Plus d’exemples sur : http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/emploi-des-femmes/video-ces-hommes-qui-interrompent-les-femmes_1877937.html

Mansplaining ou « mecsplication » en français : Phénomène observable où certains hommes vont jusqu’à se réapproprier les propos de leur interlocutrice ou essayer de leur expliquer ce qu’elle pense, à cause de la croyance que leur pensée d’homme est plus complète et légitime que la celle de leur interlocutrice. C’est une discrimination consciente ou non basée sur la décrédibilisation de la parole du genre féminin, donc sexiste.

Plus d’exemples sur : http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/emploi-des-femmes/video-ces-hommes-qui-interrompent-les-femmes_1877937.html

Man-spreading : Désigne un comportement observable dans les transports en commun consistant à s’asseoir en écartant largement les cuisses ce qui occupe alors plus que la taille d’un siège. Il est inconscient ou non, notamment dans les cas d’exhibitionisme où l’angle peu naturel des cuisses a pour but d’imposer la vue de son sexe. Toutefois la définition du terme exclut un tel comportement rendu nécessaire par manque de place, par exemple lorsque les espaces entre les rangées de sièges ne permettent pas à deux passagers d’être assis face à face sans écarter les jambes ou lorsqu’un bagage encombre l’espace. La terminologie peut se traduire en français par « l’étalement masculin » car les hommes y ont plus recours que les femmes.

Misandrie : La misandrie, littéralement « haine des hommes », est un trait de caractère qui se manifeste par un sentiment de mépris ou d’hostilité à l’égard des hommes.

Misogynie : La misogynie, littéralement « haine des femmes », se manifeste par un sentiment de mépris ou d’hostilité, à l’égard des femmes. Bien que la misogynie concerne surtout les hommes, certaines femmes manifestent également ce trait de caractère.

 -N-

Non mixité : Elle peut être ordinaire ou choisie, militante. [cf article dans la rubrique Prise de Positions féministes]

#Not all men : est un hashtag et un mème internet féministe. Le hashtag est un raccourci de la phrase « not all men are like that » c’est-à-dire « tous les hommes ne sont pas comme ça», utilisée comme une défense générale de certains hommes en réponse à la dénonciation des problèmes de sexisme. Le problème : cette phrase est non seulement le premier réflexe de ces gens mais aussi un moyen d’éviter de commenter le fond du problème, soit ladite dénonciation de sexisme. Le hashtag a pour but de se moquer de ce comportement puéril. Le phénomène est à rapprocher de celui des Male tears [également dans l’abécédaire]

-O-

Oppression sociale : L’organisation d’un système de privilège social conduit à une situation d’oppression sociale. Le système est lié à l’existence d’opprimés et d’oppresseurs. L’oppression est le mauvais traitement ou la discrimination systématique d’un groupe social avec ou sans le soutien des structures d’une société. Les opprimés se trouvent dans la situation d’avoir à se libérer des oppressions qu’ils subissent. [voir PRIVILEGE SOCIAL, DOMINATION dans cet abécédaire]

Lire Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale (1934) de Simone Weil, philosophe et écrivain français (Paris 1909 – Londres 1943)

Petite métaphore de la société avec cette planche de la BD « Assignée garçon » de Sophie Labelle :

Orientalisme : forme d’exotisation associée à l’image coloniale de l’Orient et sa postérité (de la Shéhérazade à la Beurette, tout ça…).  [voir EXOTISATION dans cet abécédaire]

Objectification :

-P-

Patriarcat : Du point de vue sociologique, le patriarcat est une forme d’organisation sociale et juridique fondée sur la détention de l’autorité par les hommes. C’est un système de structures et de relations sociales dans lequel les hommes dominent et oppressent les femmes observable de nos jours encore dans la plupart des sociétés dont la notre. « Les différences biologiques, indéniables, mènent automatiquement à des différences sociales, culturelles et donc à une hiérarchie entre les sexes. » est la pensée-fondement du système.

Pour faire le point sur sociétés patriarcales, matrilinéaires ou matrilocales, suivre ce lien : http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article26039

Polyamour : Littéralement « amours multiples », il existe plein de façon de vivre le polyamour. Le terme désigne des relations sentimentales honnêtes, franches et assumées avec possibilité d’avoir plusieurs partenaires. Il se différencie de la monogamie par rapport aux règles : la monogamie comporte des conditions tacites et explicites pour que l’amour fonctionne dans le couple (exclusivité des partenaires, légitimation de la jalousie, etc…). Ces conditions sont dans la norme sociale. En revanche, le polyamour se base sur le fait que la multiplicité n’est pas un problème, au contraire : une seule personne n’est pas contrainte de compléter et combler l’entièreté de son partenaire (désirs sexuels, désirs d’intimité etc…). Les règles mises en place sont spécifiques à chaque union et la jalousie n’est pas un de ses piliers. La multiplicité des partenaires est au contraire vue comme une source de bonheur supplémentaire. A ne pas confondre avec polygamie : ces termes ne sont pas nécessairement contraires mais ont leurs différences.

Plus d’infos sur : http://polyamour.info/definition/

Et cette émission de radio cool : https://www.franceinter.fr/emissions/demain-la-veille/demain-la-veille-15-janvier-2017

Privilège social : La notion de privilège social désigne un effet systémique par lequel un individu à accès plus facilement à des ressources que d’autres individus qui eux ne sont pas privilégiés. C’est toute une série d’avantages avec lesquels les personnes partent dans la vie, pour l’unique raison qu’elles appartiennent à ce groupe. Ces atouts font qu’elles sont perçues comme a priori légitimes, a priori compétentes et a priori innocentes. Regarder le privilège quand on parle de discrimination, c’est tourner le regard non plus vers les personnes oppressées mais vers celles qui en tirent profit, qu’elles le veuillent ou non. En effet, ce qui est caractéristique d’un privilège c’est qu’il ne s’agit pas d’une situation nécessairement intentionnelle. La personne qui bénéficie d’un privilège n’en a pas nécessairement conscience. C’est un effet de système.

Le privilège social n’est pas seulement économique. Il existe des privilèges sociaux liés au sexe, au genre et à la sexualité, à la situation de validité et de santé mentale, à l’origine ethno-raciale… Cela signifie qu’une personne peut être en situation privilégiée sur un plan et être en situation non-privilégiée sur un autre plan. Par exemple, on peut être privilégié parce qu’on est homme mais discriminé parce qu’on est pauvre. Ce qui fait que la notion de privilège est souvent couplée avec celle d’intersectionnalité : cela permet d’avoir une analyse croisée des oppressions. [voir INTERSECTIONNALITE dans cet abécédaire]

Cette notion de privilège social, en particulier de privilège masculin et blanc, a été théorisée par Peggy MC Intoch dans un texte de 1988.

D’après les sources  https://blogs.mediapart.fr/segolene-roy/blog/050314/l-autre-versant-du-racisme-le-privilege-blanc et https://iresmo.jimdo.com/2017/04/23/la-notion-de-privilège-social/

-Q-

Queer : Le terme américain « queer » signifie étrange, louche, de travers. Initialement une insulte du vocabulaire populaire équivalent au français « tordu », le milieu militant s’est réapproprié le terme pour désigner plusieurs réalités. Une définition générale serait : « Queer est tout le spectre de genre et de sexualités qui existe en dehors du récit dominant ». Le terme s’oppose à « straight » (droit) qui désigne les hétérosexuels. Ce courant de pensée militant (Queer Theory) né dans les années 1990 s’inspire des travaux de Judith Butler [voir GENRE dans cet abécédaire]. Il remet en cause les catégories d’identités de genre (homme et femme) et d’orientation sexuelle (hétérosexuel.le et homosexuel.le). Le queer ne se limite pas à combattre les inégalités ou les dominations entre ces catégories – l’homophobie ou le patriarcat – mais remet en cause l’existence même de ces catégories.

-R-

Race : Magali Bessone propose une défense puissante et convaincante d’une conception constructiviste du concept de race et de son objet dans une perspective antiraciste. Elle s’oppose d’abord aux antiracistes qui fondent leur combat sur l’absence de contenu biologique. Les classes existent parce qu’elles sont socialement construites. Du coup, elle s’oppose également au raciste qui croit à leur substrat biologique. Il faut donc utiliser le terme de race pour décrire une société où la discrimination raciale existe, et la combattre.

Racisme systémique : système structurel, institutionnel, dont la norme est la banalisation des formes de discrimination, de préjugés ou de traitements défavorables contre les personnes associées à l’Autre, à la diversité. Cela se traduit par le traitement inégalitaire d’individus racisés par une société et ses institutions, tant dans les sphères économiques et politiques que culturelles. Dans le cas de la France, il s’agit principalement d’un système à l’encontre des personnes issues de différentes vagues de migration, et précisément des ex-colonies. Ce système est entretenu de manière institutionnelle et fondée sur des clichés raciaux coloniaux encore observables aujourd’hui.

On vous conseille l’excellent court métrage « La machine avalée » (16 min) de Stéphane Gérard sur le sujet : https://vimeo.com/228041065

Une définition du racisme systémique par notre ami canadien Louis T. (un must-see !) : https://ici.tou.tv/verites-et-consequences-avec-louis-t/S02E02

Racisé (être) : Terme désignant une personne victime d’un processus de « racisation». Autrement dit, elle est sujette à un ensemble de stéréotype basé sur un concept social de race. Ainsi, la personne racisée va se voir assigner des caractéristiques physiques, biologiques, psychologiques en fonction d’une origine réelle ou supposée ou bien en fonction d’une appartenance religieuse. C’est une notion qui se développe en interaction, c’est à dire qu’on peut être désigné comme étant racisé en fonction de la structure sociale dans laquelle on se trouve.

      -S-

Safe-space : Un espace bienveillant et sécurisé, un endroit ou une communauté permettant aux personnes habituellement marginalisées, à cause d’une ou plusieurs appartenances à certains groupes sociaux, de se réunir et d’échanger. Les propos violents ou discriminatoires envers ces personnes ne sont pas tolérés ce qui aide la liberté d’expression de ces personnes. Il s’inscrit dans une démarche d’empowerment et permet aux participant.e.s de ne pas avoir à être confronté.e.s aux réactions négatives généralement dominantes à leur sujet. Les safe spaces apportent un réseau de soutien et de compréhension aux personnes qui les fréquentent et à qui on dénie le droit au respect et à la sécurité qu’elles méritent.

Pour aller plus loin (en anglais) : https://everydayfeminism.com/2014/08/we-need-safe-spaces/

Sado-masochisme : Pratique sexuelle fondée sur un scénario liant soumission, domination, humiliation, douleur et/ou violence consenties ainsi qu’une dimension mentale importante. Le tout est voué à augmenter l’excitation et le plaisir sexuel des partenaires. Le terme sadomasochisme (ou « SM ») fait référence aux écrits respectifs du Marquis de Sade relatant le plaisir de faire mal aux autres et de Leopold Van Der Masoch qui a écrit l’éloge de la soumission sexuelle. L’un a besoin d’avoir mal ou de se faire humilier pour ressentir du plaisir, c’est le masochiste. L’autre, le sadique, utilise les coups, les mots qui blessent dans son scénario érotique. Les deux jouent leur rôle durant la relation qui doit rester à tous instants consentie et peur s’arrêter à n’importe quel moment si un partenaire cesse de vouloir participer au scénario érotique.

Saphisme : Synonyme de Lesbianisme ; définit l’attirance sentimentale et sexuelle d’une femme envers une autre. Vient du nom de la grecque Saphhô, habitante de l’île de Lesbos en 600 avant Jésus Christ, poétesse notoire écrivant entre autres sur les amours entre femmes.

Sappho de Lesbos, d’après une peinture de 1904 par John William Godward

Sideration psychologique : La sidération est un état psychologique de paralysie face à une situation qui dépasse l’entendement. Les victimes sont sidérées lorsque la situation est soit complètement incongrue, soit totalement impensable. Le choc va paralyser tout l’espace psychique de la victime qui se retrouve dans l’impossibilité de réagir normalement, voir de réagir tout court. C’est un phénomène physique, biologique, observable à l’IRM. Contrairement aux préjugés sur les violences sexuelles, ce n’est pas un phénomène mental.

EXPLICATION SCIENTIFIQUE : Sur plan cérébral dès le début d’une agression notre système d’alarme, l’amygdale, chargée de décoder les émotions et les stimuli de menace, va s’activer en déclenchant une cascade de réactions pour préparer notre fuite. Notamment en provoquant la production d’hormones du stress comme l’adrénaline et le cortizone. Tout l’organisme est sous tension, trop sous tension quand une victime est immobilisée : les conditions de fuite ne sont pas réunies, on panique, la victime est dans un état de stress extrême. Tout surchauffe et pour éviter une crise cardiaque, l’amygdale est désactivée par une autre partie du cerveau qui lui envoie des substances comme de la morphine et de la kétamine. Le corps est donc paralysé, la victime est dans un état second qui donne un sentiment d’irréalité : la dissociation de la conscience et du corps qui permet de rester en vie. Parallèlement, l’enregistrement des souvenirs n’est pas assuré normalement et le traumatisme n’est pas évacué ce qui peut entraîner un stress post-traumatique.

Plus d’explications : https://www.youtube.com/watch?v=dYAlWw8YnCU

Slut-shaming: Le slut-shaming, que l’on pourrait traduire par « stigmatisation des salopes », consiste à rabaisser ou culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel (pratiques, nombre de partenaires, vêtements « provocants »…). Il est symptomatique d’une culture qui considère les filles sexuellement actives comme des salopes. À un niveau plus global, le slut-shaming encourage le viol : si une femme a certains vêtements ou comportements, cela signifierait qu’elle ne peut pas dire non (puisqu’elle aime ça, puisqu’elle le cherche…). Concrètement, il peut s’agir autant de traiter de salope une fille que vous trouvez vulgaire que la culpabilisation d’une victime de viol. C’est d’ailleurs un des éléments constitutifs de ce qui est appelé culture du viol, c’est à dire un ensemble de caractères culturels et sociaux banalisant les phénomènes de violences sexuelles. [voir entrée CULTURE DU VIOL dans cet abécédaire].

Deux expériences sociales réalisées à Dijon puis Lyon illustrent la culture du viol et le slut shaming de nos jours à travers les réactions des passants : http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/27/dossier-tabou-sur-m6-cette-experience-sur-le-lien-entre-viol-et-tenue-des-femmes-montre-que-le-chemin-est-encore-long_a_23224711/

Cette exposition rappelle que la tenue n’est pas un facteur justifiant voire provoquant une agression : http://www.lesinrocks.com/2017/09/21/style/tu-etais-habillee-comment-une-expo-demolit-les-cliches-sur-la-culture-du-viol-11988213/

D’après cet article qui résume bien l’ampleur du phénomène : http://www.madmoizelle.com/slut-shaming-115244

-T-

Transgenre : Une personne transgenre a une identité de genre non conforme au genre qu’on lui a donné à la naissance.

Sur le sujet, lire l’excellente Web BD « Assignée garçon » de Sophie Labelle ! : http://assigneegarcon.tumblr.com

Transidentité : Le fait chez un individu d’avoir une identité de genre, ou identité sexuelle, non conforme à son sexe de naissance

Sur le sujet, lire l’excellente Web BD « Assignée garçon » de Sophie Labelle ! : http://assigneegarcon.tumblr.com

-U-

Utérus : Un organe de l’appareil reproductif féminin.

-V-

Validisme : forme de discrimination, de préjugé ou de traitement défavorable contre les personnes vivant un handicap (paraplégie, tétraplégie, amputation mais aussi dyspraxie, schizophrénie, autisme, etc).

Victim blaming : fait social consistant à culpabiliser la victime d’un harcèlement, d’une agression ou d’une violence à caractère sexiste ou sexuelle. Aujourd’hui encore, en cas de viol, 40% des sondés déresponsabilisent le violeur selon l’Ipsos. L’agresseur est pourtant l’unique acteur de l’agression.

Une expérience sociale sur l’état des mentalités françaises sur le sujet (+ des chiffres !) : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/video-cette-fille-merite-t-elle-d-etre-violee_1784147.html

Viol : Acte sexuel non consenti. Sa définition dans le droit français ne recouvre pas l’entière réalité du crime notamment sur la définition de l’acte et des conditions de consentement. Il est puni de 15 ans de réclusion criminelle selon l’article 222-23 du code pénal.

Sur le sujet, pour découvrir les réalités liées au viol qui est beaucoup plus banalisé qu’on ne le pense, voir l’excellente série Sweet Vicious ! : http://biiinge.konbini.com/series/sweet-vicious-kick-culture-viol/

Violeur : Criminel qui impose un acte sexuel sans se préoccuper du consentement de sa victime, que le viol soit prémédité ou non, que le violeur le considère comme un viol ou non. Seul et unique coupable du viol, la victime n’ayant aucune responsabilité dans l’acte.

Sur le sujet, pour découvrir les réalités liées au viol qui est beaucoup plus banalisé qu’on ne le pense, voir l’excellente série Sweet Vicious ! : http://biiinge.konbini.com/series/sweet-vicious-kick-culture-viol/

Vulve : nom de l’ensemble des organes génitaux externes de la femme qui comprennent les petites et grandes lèvres, l’entrée du vagin et le clitoris. (dans le langage familier : chatte, foufoune, etc…)

-W-

Whitesplainning : Désigne la situation ou une personne blanche (en anglais white) explique ( en anglais explain) à une personne racisée qu’est ce qui devrait ou ne devrait pas être considéré comme raciste.

 

 

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